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Modder votre serveur Rust avec Oxide et Carbon : installer des plugins

Modder votre serveur Rust avec Oxide et Carbon : installer des plugins

Un serveur Rust vanilla, c'est exactement cela : Rust tel que Facepunch l'a voulu. Très bien, mais il y a de fortes chances que vous et vos joueurs vouliez quelque chose d'un peu différent : des gather rates plus rapides, des kits pour les nouveaux joueurs ou tout simplement de vrais outils d'administration. Pour cela, on mod son serveur, et dans l'univers de Rust, cela veut dire choisir entre deux frameworks : le classique Oxide (uMod) ou le plus moderne Carbon. Dans ce guide, nous les comparons côte à côte, vous installez vos premiers plugins et vous réglez les permissions qui vont avec.

Vanilla ou modded : un choix assumé

Avant d'installer le moindre plugin, vous devez savoir une chose : cela change la façon dont votre serveur est trouvé. Le navigateur de serveurs de Rust classe les serveurs par catégories, et un serveur avec des plugins qui modifient le gameplay a sa place dans la liste Modded, pas dans Community. Ce n'est pas une rétrogradation, mais c'est un autre public : qui cherche du vanilla ou du presque-vanilla filtre Modded, tandis que qui cherche du 2x gather et des kits regarde précisément là. Réfléchissez donc d'abord au serveur que vous voulez être. Une poignée d'outils purement admin peut encore passer sur un serveur Community, mais dès que vous touchez aux rates, aux kits ou aux téléportations, vous êtes un serveur modded. Et c'est très bien, tant que c'est votre choix.

Oxide ou Carbon ?

Deux frameworks se disputent votre dossier serveur. Oxide, surtout connu via la plateforme uMod, est le standard depuis des années : de loin le plus grand choix de plugins, le plus de documentation et un fil de forum existant pour presque chaque problème. Carbon est l'alternative plus moderne : largement compatible avec les plugins Oxide existants, il mise sur des fondations plus récentes et de meilleures performances.

Lequel choisir ? Si vous débutez, Oxide est le choix sûr ; pratiquement tous les tutoriels partent du principe que vous l'utilisez. Si vous gérez un gros serveur et voulez tirer le maximum de votre matériel, Carbon mérite un essai. Quel que soit votre choix : n'en choisissez qu'un. Les deux frameworks ne tournent pas côte à côte sur le même serveur.

Installer des plugins

L'installation est d'une simplicité rafraîchissante :

  1. Téléchargez le plugin sous forme de fichier .cs depuis le site officiel de plugins.
  2. Envoyez-le via le gestionnaire de fichiers de votre panel ou via SFTP dans le dossier oxide/plugins (pour Carbon : carbon/plugins).
  3. Le serveur compile le plugin automatiquement ; en quelques secondes, la console indique si cela a réussi ou quelle erreur est apparue.
  4. Au premier démarrage, le plugin crée un fichier de configuration dans oxide/config. Ajustez-le et rechargez le plugin avec oxide.reload PluginNaam ; un redémarrage complet n'est pas nécessaire.

Un avertissement : ne téléchargez des plugins que depuis les sources officielles, pas depuis des serveurs Discord quelconques. Un plugin, c'est du code qui tourne avec les droits de votre serveur, et les plugins volés ou trafiqués sont une source bien connue d'ennuis.

Les catégories dont vous aurez besoin en premier

  • Outils d'administration. Se déplacer en invisible pour surprendre les cheaters, consulter les infos joueurs, se téléporter. C'est la catégorie dont chaque serveur a besoin, même un serveur par ailleurs presque vanilla.
  • Gather rates. Le grand classique : récolter bois, pierre et minerai plus vite. Du subtil au totalement arcade. Mettez vos rates dans le nom de votre serveur, car les joueurs les recherchent.
  • Kits. Des packs de départ pour les nouveaux joueurs ou un équipement fixe après un wipe. Dosez avec prudence : des kits trop généreux détruisent la progression qui rend justement Rust palpitant.
  • Clans et équipes. Des clans formels avec tags et amis partagés, surtout utiles sur les grands serveurs où le système d'équipes intégré devient trop limité.

Traitez chaque plugin comme un engagement, pas comme un gadget. Tout ce que vous installez devra être suivi à chaque mise à jour, configuré et expliqué à vos joueurs. Une liste courte que vous comprenez l'emportera toujours sur une longue liste copiée un jour quelque part.

Permissions : qui a le droit de faire quoi

Presque chaque plugin s'appuie sur le système de permissions de votre framework. Une permission est une étiquette texte (comme kits.use) que vous attachez à un joueur ou à un groupe ; par défaut, il existe les groupes default (tout le monde) et admin. Dans la console du serveur, cela ressemble à ceci :

oxide.grant group default kits.use
oxide.grant user Henk vanish.allow
oxide.usergroup add Henk admin

Les permissions reconnues par un plugin figurent toujours dans la documentation de ce plugin. Travaillez autant que possible avec des groupes plutôt qu'avec des joueurs individuels ; cela reste gérable quand votre communauté grandit, et vous voyez d'un coup d'œil qui a quel rôle.

Le forced wipe : votre rendez-vous maintenance mensuel

Chaque premier jeudi du mois, Facepunch publie une mise à jour obligatoire et tous les serveurs passent par le forced wipe. Pour vous, administrateur, cela signifie une routine fixe : mettre d'abord à jour le serveur lui-même, puis attendre qu'une version actualisée d'Oxide ou de Carbon soit prête et l'installer. D'ici là, vos plugins ne se chargeront tout simplement pas. Vérifiez ensuite dans la console que tout compile à nouveau ; après les grosses mises à jour, il n'est pas rare qu'un plugin casse, et il faut alors attendre son auteur ou tourner temporairement sans lui. Bloquez donc ce jeudi soir dans votre agenda, et combinez-le avec votre rythme de wipe habituel. Nous avons d'ailleurs consacré un article séparé à ce rythme.

Performances : moins, c'est mieux

Chaque plugin se greffe sur des événements du jeu : un joueur qui récolte, un coffre qui s'ouvre, une balle qui touche. Un seul plugin mal écrit sur un tel chemin peut faire baisser sensiblement le framerate de votre serveur, et vingt plugins médiocres réunis aussi. Commencez donc avec une poignée de plugins essentiels et ajoutez les nouveaux un par un, pour voir immédiatement lequel pose problème. Supprimez ce que vous n'utilisez plus. Et ne vous surestimez pas côté mémoire : Rust est déjà un serveur lourd à nu, et les plugins en rajoutent une couche. Chez MC-Node, votre serveur Rust tourne dès 12,00 € par mois sur notre propre matériel avec stockage NVMe dans le datacenter Previder à Hengelo, protection DDoS incluse et résiliable mensuellement, avec assez de marge pour grandir avec votre liste de plugins. Découvrez les options dans la boutique Rust.

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